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Questions posées régulièrement à PatientProtect.com

Voici quelques questions (FAQ, Q&A) que les patients posent fréquemment à PatientProtect.com. Pour obtenir la réponse à une question, sélectionnez la question dans la liste ci-dessous.

J'aimerais présenter mon cas à PatientProtect.com. Que dois-je écrire?

Quand, lors d'une consultation chez mon médecin, j'apporte des pages imprimées téléchargées sur le Web, mon médecin réagit avec un mélange d'irritation, d'hostilité, et de rejet.

Peut-on vraiment rien faire de plus contre mes douleurs?

Je suis toujours stressé, que puis-je faire?

Quels sont les médicaments dopants et autres substances dopantes interdites?

Comment choisir un bon médecin?

Comment choisir un bon médecin dentiste?

Comment choisir un bon hôpital?

Dois-je vraiment subir cette opération?

Quelles sont les questions que je devrais me poser avant de me faire opérer?

Etait-ce vraiment urgent?

Pourquoi ai-je dû être hospitalisé?

Pourquoi ai-je attrapé cette infection pendant mon séjour à l'hôpital?

Que puis-je faire pour me protéger contre les infections hospitalières ou nosocomiales?

Pourquoi dès que mes enfants recommencent l'école ils attrapent un rhume et une angine après l'autre?

Ces investigations n'auraient-elles pas pu être faites en ambulatoire, c'est-à-dire sans m'hospitaliser?

Puis-je choisir mon médecin?

Puis-je choisir mon hôpital?

Ne faut-il pas consulter un médecin spécialiste?

Puis-je demander de consulter le médecin spécialiste de mon choix?

Je suis allergique. Le risque de l'anesthésie que je dois avoir, augmente-il?

N'était-ce pas le travail de mon médecin, de trouver ce qui n'allait pas avec moi?

Pourquoi mon médecin ne m'a-t-il pas consacré plus de temps?

Cela a été de travers... Les médecins affirment que c'était inévitable. Ils parlent de risques inhérents. Dois-je les croire?

Etait-ce normal cette complication qui est survenue?

Ne suis-je pas victime d'une erreur médicale ou d'une négligence?

Comment puis-je aider d'autres patients afin qu'ils ne subissent pas ce que j'ai vécu?

Dois-je faire faire une expertise médico-légale, et par qui?

Quelles questions dois-je poser à l'expert?

Comment contacter le bureau d'expertises extrajudiciaires de l'association des médecins?

Puis-je faire confiance à l'expert de ce bureau d'expertises extrajudiciaires?

La note d'honoraires de mon médecin est-elle correcte?

La facture de mon hôpital n'est-elle pas exagérée?

Combien coûtent vraiment mes médicaments?

Je suis un traitement médicamenteux chronique (pour le coeur etc... ). Quels ont les moyens de diminuer le coût de mes médicaments, sans nuire à l'efficacité de mon traitement?

Quelles questions puis-je poser au médecin qui me prescrit un médicament?

Une injection intra-veineuse est-elle dangereuse?

Puis-je, ou dois-je, changer d'assurance maladie et accidents?

Quelles sont les différences entre une assurance maladie et un "réseau de santé" ou "plan de santé"?

Qu'est-ce qu'un HMO?

Me conseillez-vous de changer mon assurance pour un "plan de santé"?

Suis-je en assez bonne santé, pour affronter cette opération et cette anesthésie? Quels en sont les risques?

Que dois-je faire pour diminuer mes facteurs de risque?

En tant que patient, confronté à la nécessité d'être anesthésié et opéré, vous qui êtes médecin anesthésiste, Dr. Schwander, qu'attendez-vous de votre médecin anesthésiste et de ses infirmiers(ères) anesthésistes ?

J'ai appris que la doctrine juridique suisse fait obligation aux médecins d'informer les patients en deux temps. Pour ma dernière opération, mon chirurgien l'a fait, même en trois occasions. Mais le médecin anesthésiste m'a juste vu une fois, la veille de l'opération. Je n'ai même pas pu lui poser de questions. Est-ce correct?

Quels sont mes droits en tant que patient?

Comment dois-je protéger la confidentialité de mes dossiers médicaux et mon droit de patient à l'intimité?

Quand est-ce que je devrais appeler mon médecin?

Quelles sont les situations où une ambulance avec une équipe d'aide médicale urgente est nécessaire?

Quand aller au service d'accueil des urgences de l'hôpital pour cas aigus le plus proche et surtout le plus adapté?

Que faire si je tombe malade un week-end, la nuit ou pendant des vacances?

Ai-je besoin d'un examen paraclinique?

 

Questions avec leurs réponses

J'aimerais présenter mon cas à PatientProtect.com. Que dois-je écrire?

Voici les différents points qu'il vous faut développer lorsque vous consultez par e-mail www.PatientProtect.com, en particulier annoncez votre cas.

Vos caractéristiques en tant que patient:
Age:
Sexe:
Votre histoire médicale personnelle ou votre anamnèse::
Vos affections/maladies/diagnostiques actuels:
Votre traitement et vos médicaments:
L'information que vous avez reçue de votre ou vos médecins

Description de l'efficacité de votre prise en charge ou traitement:

Description de l'événement survenu:
(avènement contraire, adverse ou indésirable, effet secondaire, complication, incident critique, accident, échec, mésaventure, erreur médicale, négligence professionnelle... )

Médecins, infirmières et autres personnes impliquées:

Description du résultat:
(en particulier lésion/dommage que vous avez subi et les séquelles)

Votre mécontentement, les faits que vous reprochez et à qui vous les reprochez:

Votre interprétation des faits:

Autres remarques:

Vos questions précises à PatientProtect.com:

Les mesures que vous avez déjà prises:

Quand, lors d'une consultation chez mon médecin, j'apporte des pages imprimées téléchargées sur le Web, mon médecin réagit avec un mélange d'irritation, d'hostilité, et de rejet.

Un nouveau syndrome se répand rapidement parmi les patients: le syndrome d'impression de pages de l'Internet (Internet Printout Syndrome IPS). Confrontés à ce nouveau syndrome décrit par un médecin généraliste le Docteur Harry Brown, la réaction de la plupart des médecins est, comme vous l'avez noté: irritation (pourquoi devoir passer du temps à s'occuper de ces pages imprimées), hostilité (le patient a remis en question ce que le docteur a dit), rejet (chaque truc sur le net est un truc à jeter) et crainte (le patient sait plus que le docteur). Évidemment une telle attitude mine le rapport médecin-patient et pousse les patients et leurs familles à rechercher de l'aide dans les médecines alternatives ou de manager eux-mêmes leur problème médical.

La ruse est donc, de présenter à votre médecin vos informations et recherches de telle manière qu'il ne se sente pas menacé et qu'il les trouve fort utiles!

A faire

Se rappeler que vous allez voir votre médecin pour demander son conseil professionnel, pas pour lui dire comment vous soigner!

Préparer une liste de questions écrites basées sur votre recherche. Tirez-en une copie pour votre médecin.

Donner un ordre de priorité aux différents objectifs de votre rendez-vous. Une consultation typique dure moins de 10 minutes. Assurez vous que vous poserez d'abord les questions les plus importantes.

Si vous suspectez ou savez que votre docteur est fortement sceptique au sujet de l'Internet, essayer de présenter l'information que vous avez trouvée avec des expressions comme " cette information est d'une organisation sans but lucratif/subventionnée par le gouvernement."

Envoyer, avant la consultation et avec une brève note explicative, les copies des pages/articles les plus importants du web que vous voulez discuter avec votre médecin. Surlignez les éléments les plus pertinents; ainsi votre médecin peut évaluer rapidement cette information.

Avant de l'envoyer à votre médecin, évaluer avec esprit critique l'information que vous avez trouvée.

Connaissez vos sources (auteur et information).

S'affirmer et être poli.

Rechercher un autre médecin habile dans la gestion des personnes, la psychologie et cette nouvelle tendance à l'éducation des patiente par l'intermédiaire de l'Internet.


A ne pas faire.

Supposer que tout que vous trouvez sur l'Internet est vrai.

Vous rendre à la consultation armé de pages imprimées.

Envoyer à votre médecin tout que vous pouvez trouver sur l'Internet au sujet de votre état.

Dire aux médecins ce qu'ils doivent faire.

Sembler trop bien informé.

Etre agressif.

De: Presenting research to the doctor - some "do's" and "don'ts" par les Docteurs Robert Kiley et Elisabeth Graham (The Patient's Internet Handbook. RSM Press. London. 2002).

Un article récent dans le Medical Journal of Australia, (P.J.Pemberton et J.Goldblatt. MJA. 169:594-595. 1998), se réjouit du fait que l'Internet offre aux patients une occasion de prendre plus de responsabilité dans leur prise en charge et invite tous les médecins " à adopter le concept du patient informé et à cultiver leur talent de surfeur". Votre docteur ferait bien de coopérer avec les patients surfeurs et de changer d'idée au sujet de qui a la responsabilité de posséder l'information.

Conseil des Docteurs Pemberton et Goldblatt à leurs collègues: traiter avec les patients qui savent utiliser l'Internet et leurs famille.

A faire.

Essayer de réagir de manière positive à l'information obtenue sur le web.

Rendre attentif au sujet de la variabilité dans la qualité et la fiabilité de ce qui est trouvé sur le net.

Faire connaître vos contraintes de temps pour digérer une surcharge d'l'information.

Développer une stratégie pour traiter l'information du net qui vous est fournie par vos patients (par exemple obtenez que vos patient vous envoient un résumé avant leur consultation).

Accepter les contributions du patient et de sa famille comme contribution de l'équipe de prise en charge.

Accepter que cette information peut contenir une information valable, que par hasard vous n'avez pas trouvée.

A ne pas faire.

Etre méprisant ou paternaliste.

Se montrer désobligeant aux commentaires et observations faits par d'autres sur l'Internet.

Refuser de donner son adhésion à ce qui peut être trouvé sur Internet.

Vous montrer supérieur à vos patients et leurs familles en ce qui concerne l'information.

Violer les règles normales de la confidentialité des patients (par l'intermédiaire de l'Internet).

Peut-on vraiment rien faire de plus contre mes douleurs?

Malgré de grands progrès les années dernières, les douleurs sont régulièrement prises en charge de manière inadéquate. Les raisons sont multiples. Le patient est en droit d'exiger de son médecin que ses douleurs soient évaluées et traitées. Tout spécialiste en anesthésiologie peut vous aider personnellement, voir dans des cas particuliers, vous recommander un médecin ou un service.

Vous pouvez trouver les noms et adresses des médecins suisses spécialistes en anesthésiologie sous: www.SGAR-SSAR.ch.

Le sites suivants traitent de la douleur: www.interpain.ch. et www.douleur.ch.

Je suis toujours stressé, que puis-je faire?

Commencez par lire les pages sur le stress des sites web suivants:

http://www.nhsdirect.nhs.uk/nhsdoheso/display.asp?sTopic=Stress

http://helping.apa.org/work

http://www.northumberland-haz.org.uk/selfhelp/defaut.htm

Relax4free

Pratiquez quotidiennement les conseils que vous y trouverez. Vous saurez alors beaucoup mieux affronter les situations stressantes. Si ce n'est toujours pas le cas, consultez votre médecin.

Quels sont les médicaments dopants et autres substances dopantes interdites?

La liste est fort longue. Vous pouvez obtenir ces renseignements sur le site www.dopinginfo.ch et sur le site www.swissolympic.ch.

Sachez qu'il n'y a pas que des médicaments et substances interdites ou soumises à certaines restrictions comme les stimulants, les agents anabolisants, les narcotiques, les diurétiques, les hormones (peptidiques en particulier et les glucocorticostéroïdes), l'alcool, les anesthésiques locaux, les bétabloquants, les canabinoïdes etc... mais aussi des méthodes interdites tel le dopage sanguin, d'autres manipulations du sang et de ses dérivés etc...

Comment choisir un bon médecin?

Voyez la page Choisir son médecin de ce site.

Comment choisir un bon médecin dentiste?

Consultez ce qui figure dans l'excellent site Quackwatch (www.quackwatch.com) du Docteur Stephen Barrett, M.D. Board Chairman, Quackwatch, Inc, à la page: www.quackwatch.com/04ConsumerEducation/dentalchoose.html.

Comment choisir un bon hôpital?

Voyez la page Choisir son hôpital de ce site.

Dois-je vraiment subir cette opération?

Sauf urgence vitale, il ne faut jamais se presser, ou se faire presser pour se faire opérer, ou se soumettre à une investigation invasive ou non. Après avoir obtenu l'information du médecin proposant l'intervention ou l'investigation, il ne faut pas hésiter à demander un deuxième avis à un autre médecin.

Voyez aussi la page de ce site Traiter avec son médecin.

Selon l'éthique, le médecin doit s'interdire, dans les investigations diagnostiques et les interventions chirurgicales par exemple, qu'il pratique, comme dans les thérapeutiques, qu'il prescrit, de faire courir au patient un risque injustifié. Tout au long de la maladie, le médecin doit tenir compte de la personnalité du patient dans ses explications, et veiller à leur compréhension. Si le patient est hors d'état d'exprimer sa volonté, le médecin ne peut intervenir sans que les proches du patient aient été prévenus et informés, sauf dans une situation exceptionnelle, telle une réanimation pour une urgence vitale ou encore l'impossibilité.

Vous pouvez bien sûr poser la question, après avoir exposé brièvement votre cas. Mailto patientprotect@bluewin.ch.

Quelles sont les questions que je devrais me poser avant de me faire opérer?

Est-ce que j'ai été bien orienté et informé quand à cette opération?

Toutes les alternatives disponibles m'ont-elles été bien expliquées et les ai-je comprises?

Quels sont les risques liés à cette opération?

Comment puis-je enquêter sur les risques de cette opération?

Comment puis-je évaluer ces risques?

Quelle est la chance que n'importe lequel de ces risques se produise réellement?

Comment pourrai-je manager ces risques?

Mes vues ont-elles été écoutées par mon chirurgien et mon anesthésiste?

Le formulaire de consentement reflète-t-il bien ce que je pense et l'information reçue?

Puis-je vraiment donner un consentement éclairé?

Quelle est l'expérience professionnelle de mon chirurgien (combien souvent, comment, où, etc... a-t-il réussi une telle opération) et comment rivalise-t-il avec d'autres chirurgiens?

Le chirurgien a-t-il été bien informé mon anesthésiste, à l'avance, au sujet de mon cas et de mon état de santé?

Qui m'opérera réellement: ce médecin spécialiste, soit par exemple un vrai médecin cadre hospitalier ou un médecin en formation comme un médecin assistant ou un chef de clinique?

Combien de temps mon chirurgien aura-t-il travaillé ou été de garde avant de m'opérer?

L'anesthésiste, combien d'heures aura-t-il travaillé ou été de garde avant de me prendre en charge?

En outre cet anesthésiste aura-il eu l'occasion de faire une pause avant d'induire mon anesthésie ou aura-t-il travaillé en continu depuis par exemple plus de 6 heures?

L'anesthésiste est-il un vrai médecin spécialiste et a-t-il à disposition toutes les ressources en personnel et en équipement nécessaires pour faire bien son travail et appliquer les normes de sécurité en vigueur?

Depuis que j'ai pris contact avec mon médecin et l'hôpital, tout s'est-il déroulé sans heurts ni problèmes?

De quels soins et médicaments aurais-je besoin en postopératoire?

Quelle sera la durée de mon hospitalisation

Quelle est la fréquence des infections postopératoires après l'intervention prévue?

Pendant mon hospitalisation, qui est la personne qui prendra la responsabilité globale de moi?

Combien coûteront cette opération, cette anesthésie et cette hospitalisation?

Voyez aussi le site: www.medical-accident.co.uk.

Etait-ce vraiment urgent?

Il y a très peu de vraies graves urgences. Tout médecin doit peser en conscience les avantages et les risques de chaque décision thérapeutique en fonction du cas particulier de chaque patient considéré individuellement, et sa démarche thérapeutique doit être conditionnée par le seul intérêt du patient. Pour vous répondre, PatientProtect.com a besoin de plus de détails sur votre cas et votre affection. Mailto patienprotect@bluewin.ch.

Pourquoi ai-je du être hospitalisé?

Il est vrai que très souvent, il n'y a pas besoin de faire les frais et de courir les risques d'être hospitalisé. Tout médecin doit au patient qu'il examine, qu'il soigne ou qu'il conseille, une information loyale, claire et appropriée sur son état, les alternatives thérapeutiques et diagnostiques, les investigations et les soins qu'il propose, ou encore sur la nécessité ou non d'une hospitalisation.

Un séjour non-nécessaire dans un hôpital peut être votre dépense de santé la plus plus coûteuse. Certains patients insistent à se faire hospitaliser croyant faussement que l'hospitalisation leur offrira les soins les plus efficaces.

Avant que vous entriez dans un hôpital, posez-vous ces questions fondamentales:

Pourquoi est-ce que je vais être hospitalisé?

Que me sera-t-il fait chaque jour d'hospitalisation?

Combien de temps est-ce que je devrai rester hospitalisé?

De quels résultats cette hospitalisation s'accompagnera-t-elle?

Que se produira-t-il si je ne me fais pas hospitaliser?

Puis-je aussi être efficacement traité en tant que patient ambulatoire?

Combien cette hospitalisation coûtera-t-elle?

Pour vous répondre, PatientProtect.com a besoin de plus de détails sur les raisons pour lesquelles vous avez été hospitalisé et sur les raisons pour lesquelles vous êtes resté hospitalisé. Mailto patientprotect@bluewin.ch.

Pourquoi ai-je attrapé cette infection pendant mon séjour à l'hôpital?

Peut-être tout simplement parce que vous auriez dû sortir de l'hôpital beaucoup plus vite. Peut-être que vous avez eu la malchance de choisir un hôpital où les infections nosocomiales sont fréquentes.

PatientProtect.com a besoin de plus détails pour vous répondre. Mailto: patientprotect@bluewin.ch.

Si vous avez besoin d'un médecin expert en hygiène et en infection hospitalière, nous vous recommandons de contacter Monsieur le Professeur Georges Ducel, expert auprès de l'OMS et président de la Fondation HYGIE. 15-17, rue du Tunnel. CH-1227 Carouge/Genève Tél: 022/343.52.26. Fax: 022/342.26.54.

Beaucoup d'infections hospitalières (dites aussi nosocomiales) peuvent être évitées en appliquant des mesures simples et peu coûteuses. L'adhérence stricte à une politique mains-propres peut empêcher les décès de milliers de patients.

Chaque année, les hôpitaux sales tuent de nombreux patients. Une recherche par The Chicago Tribune, basé sur les banques de données fédérales et d'état, les affaires en jugement et les dossiers hospitaliers internes de 5810 établissements appartenant à l'Association Américaine des hôpitaux (AHA), (les nombres incluent seulement les infections sérieuses qui ont directement causé ou ont joué un rôle dans les décès des patients), a estimé à 103,000 les décès liés aux infections hospitalières pour l'année 2000.

Les Centres des USA pour le contrôle des maladies (CDC), par extrapolation d'une étude récente des dossiers de 300 hôpitaux et d'autres sources, ont estimé ces décès à 90,000 décès pour cette année. Presque trois quarts des infections mortelles, soit environ 75,000, auraient pu être évitées, parcequ'elles furent la conséquence d'équipements antihygiéniques, d'instruments contaminés par des germes, de mains non lavées et d'autres fautes.

Aux USA, les décès liés aux germes d'hôpitaux représentent la quatrième principale cause de mortalité, derrière les graves affections cardiaque, le cancer et les affections pulmonaires. Année après année, ces infections tuent plus de personnes que les accidents routiers, les incendies et les noyades combinés.

Que puis-je faire pour me protéger contre les infections hospitalières ou nosocomiales?

Les infections hospitalières peuvent survenir lors de nombreuses procédures médicales, en particulier lors d'intervention chirurgicale. Vous pouvez faire beaucoup de choses pour tenir un méchant microbe à distance de vous et de votre chambre d'hôpital.

N'hésitez pas à rappeler aux médecins, aux infirmières et aux techniciens de laver leurs mains avant d'exercer leur profession sur vous.

Lavez soigneusement vos propres mains après avoir touché n'importe quel type de fluides corporels, et particulièrement après être allé aux toilettes.

Si vous avez un cathéter intraveineux, assurez-vous que vos infirmières gardent la peau autour du pansement propre et sèche et demandent au médecin de changer le pansement s'il se défait ou devient humide. Si vous avez un tube de drainage, faites savoir à vos infirmières et à votre médecin si ce tube devient lâche ou se déplace. Comme les catheters intraveineux et les tubes de drainage sont tous des portes d'entrées pour les germes hospitaliers, discutez avec votre médecin quand ils peuvent être enlevés sans risque. Le plus tôt sera le mieux.

Si vous avez un pansement sur une blessure, signalez à vos infirmières et à votre médecin si il devient humide ou se défait.

Si vous êtes diabètique, discutez avec votre médecin de la meilleure manière d'équilibrer votre sucre sanguin avant, pendant et après votre séjour à l''hôpital. Un glucose sanguin élevé augmente significativement le risque d'infection.

Si vous présentez un excès de poids, perdre du poids réduira le risque d'infection après chirurgie.

Si vous fumez, adhérez à un programme pour arrêter de fumer. Ceci réduira vos chances de développer une infection pulmonaire pendant votre séjour à l'hôpital et améliorera vos capacités de cicatrisation après chirurgie.

Demandez aux amis qui vous veulent du bien de ne pas vous rendre visite s' ils se sentent malade.

Recruter l'aide d'amis et de parents comme membres actifs de votre équipe de soins

Pour vérifier un hôpital local ou une clinique, lisez leur rapport annuel et recherchez-y les statistiques d'infections hospitalières.

De: M. J. Berens. Death beds. Dirty hospitals kill 75.000 patients a year. Unnecessarly. Reader's Digest. February 2003.

Pourquoi dès que mes enfants recommencent l'école ils attrappent un rhume et une angine après l'autre ?

Parce que les enseignants font la pause café-cigarette pendant les récréations des enfants et ne font pas en sorte que les enfants ne se mettent pas continuellement les doigts dans le nez, et se lavent les mains, en particulier avant chaque début de classe. Il a été démontré que le lavage des mains quatre à cinq fois par jour diminuait l'absentéisme scolaire des éléves. Les maladies contagieuses comme la grippe et le rhume se transmettent facilement des mains à la bouche. La contamination se fait avant tout par les mains. Les poignées de porte d'une classe sont plus sales et contagieuses que les cuvettes de WC!

La recherche devrait permettre de corriger ce défaut d'éducation. En effet, grâce aux chercheurs du Massachusetts Institute of Technology de Boston (Jorg Tiller), un jour proche, les poignées des portes etc... pourront être recouvertes d'une couche antiseptique permanente ( hexyl-PVC) qui tue jusqu'à 99 % des microbes dangereux comme les colibacilles. Ce revêtement génère une charge qui détruit les membranes des cellules microbiennes. Ainsi poignées de porte, cuvettes de WC, téléphones, appuyes main des escaliers roulants , bref tout ce qui est publique pourra être rendu convenable alors que l'hygiène de ses objets quotidiens est de plus en plus questionnable. (Fiona Maazel dans GQ).

Ces investigations n'auraient-elles pas pu être faites en ambulatoire, c'est-à-dire sans m'hospitaliser?

Sauf si votre état général est très mauvais et exige une hospitalisation, il est exceptionnel, qu'une investigation diagnostique, quelle qu'elle soit, nécessite une hospitalisation.

Puis-je choisir mon médecin?

La liberté de choisir son médecin est le droit personnel du patient, assuré ou non, de disposer de lui-même et de son corps. C'est un droit élémentaitre inaliénable garanti par la Convention européenne des droits de l'homme. Si vous êtes conscient de l'inaliénabilité de ce droit et si vous osez le revendiquer et le défendre face à la toute puissance politico-financière du lobby idéologique collectiviste des assurances maladies vous avez le droit de choisir votre médecin. Evitez de signer un contrat d'assurance qui limite vos droits de patient, ou de vous faire hospitaliser dans un hôpital publique, par exemple, qui limite le choix des médecins à certains qui ont obtenu, on se demande bien pourquoi, des privilèges. Relisez attentivement votre contrat d'assurance et renseignez-vous avant de vous faire hospitaliser.

Dans l'annuaire médical suisse, les bons établissements hospitaliers précisent habituellement: "libre choix du médecin" ou "mit freier Arztwahl".

Puis-je choisir mon hôpital?

Oui, sauf si vous avez signé un contrat d'assurance qui limite vos droits de patients sur ce point précis. PatientProtect.com ne peut que vous encourager à compléter votre assurance de base, au minimum par une assurance complémentaire pour hospitalisation dans tous les hôpitaux de Suisse.

Ne faut-il pas consulter un médecin spécialiste?

Vous êtes le plus susceptible de consulter un spécialiste quand votre médecin de premier recours veut confirmer un diagnostic, obtenir une deuxième avis ou encore pour que vous subissiez une investigation diagnostique ou une intervention chirurgicale. Dans la plupart des cas, c'est imprudent de consulter directement un spécialiste parce qu'une telle consultation peut être inutile. D'autre part, le droit d'être référé à un médecin spécialiste de votre choix est un droit que vous devez vous préserver.

Un médecin spécialiste est un Docteur en médecine avec plusieurs années de formation additionnelle postgraduée dans une spécialité. En raison de leur formation et expérience additionnelles, les honoraires pour les spécialistes sont habituellement plus élevés que ceux d'un médecin généraliste.

Tout dépend de ce que vous avez. Pour vous répondre, tout médecin a au minimum besoin de précisions sur votre affection, soit votre anamnèse personnelle en particulier. Mailto:patientprotect@bluewin.ch.

Puis-je demander de consulter le médecin spécialiste de mon choix?

Oui, sauf si vous avez conclu une assurance qui limite vos droits, comme c'est le cas de plus en plus souvent, malheureusement.

Je suis allergique. Le risque de l'anesthésie que je dois avoir, augmente-il?

Certaines allergies peuvent représenter un risque anesthésiologique, surtout si vous n'en avez pas informé votre médecin anesthésiste, et que celui-ci n'a pas pu se préparer à cette éventualité.

N'était-ce pas le travail de mon médecin, de trouver ce qui n'allait pas avec moi?

Peut-être bien, mais il faut aussi tenir compte que la médecine n'est de loin pas une science exacte, et que les incertitudes sont bien existantes, elles. Pour vous répondre, PatientProtect.com a besoin de détails sur votre cas et son évolution. Mailto: patientprotect@bluewin.ch.

Pourquoi mon médecin ne m'a-t-il pas consacré plus de temps?

Il y a plusieurs possibilités à cela. Soit vous n'avez pas clairement exprimé vos exigences. Voyez la page Traiter avec son médecin. Soit votre assurance, type "plan de santé", fait obligation à votre médecin employé de ce "plan de santé" de faire le moins de frais possible pour son employeur. Soit votre médecin n'est, disons, pas des plus sérieux. Pour vous donner une raison valable, il faut plus de détails. N'hésitez pas à nous contacter: mailto patientprotect@bluewin.ch.

Cela a été de travers... Les médecins affirment que c'était inévitable. Ils parlent de risques inhérents. Dois-je les croire?

Vous n'avez aucune obligation de les croire. Il est vrai qu'il y a des risques inhérents à toute prise en charge en médecine. Certaines complications sont, malgré une prise en charge selon les règles de l'art, inévitables. Il ne faut pas oublier que notre corps humain est instable, périssable, sans cesse vulnérable et que la prédiction en médecine est fort limitée. Pour vous donner une réponse, PatientProtect.com a besoin de beaucoup plus de renseignements. Prenez contact et communiquez-nous au minimum ce qui a été de travers et dans quelle situation: mailto patientprotect@bluewin.ch.

Etait-ce normal cette complication qui est survenue?

Certaines complications sont inhérentes, inévitables et ne sont pas la conséquence d'une faute ou d'une négligence. Elles sont donc normales. D'autres sont dues à une négligence ou à une faute du médecin ou d'un autre professionnel de la santé. D'autres complications, les plus nombreuses en fait, sont dues au système, que représente par exemple un hôpital avec ses défauts latents.

Pour vous donner une première réponse, il faut au minimum savoir de quelle complication il s'agit, qui vous a pris en charge et pourquoi, et comment la dite complication est survenue. N'hésitez pas à nous contacter par e-mail à notre adresse. Mailto: patientprotect@bluewin.ch.

Ne suis-je pas victime d'une erreur médicale ou d'une négligence?

Voyez la page de ce site Victime d'une erreur médicale.

Quelles sont les raisons précises qui vous le font suspecter, ou croire? Mailto: patientprotect@bluewin.ch.

Comment puis-je aider d'autres patients afin qu'ils ne subissent pas ce que j'ai vécu?

Vous pouvez aider PatientProtect.com et d'autres sites comme www.medical-accident.co.uk à aider d'autres patients en:

Racontant aux autres ce que vous avez vécu.

Partageant avec d'autres toutes vos idées pour soutenir les patients.

Envoyant des e-mails pour faire savoir ce que vous avez vécu.

Mettant un signet comme favori pour notre site www.PatientProtect.com.

Faisant connaître notre site www.PatientProtect.com

Partageant l'information avec nous et en nous autorisant à la partager avec d'autres.

Organisant des conférences pour éduquer les patients.

Ecrivant,envoyant ou affichant des bulletins d'information aux autres patients.

Offrant vos services comme "Health Angel" pour PatientProtect.com.

Mailto:patientprotect@bluewin.ch

Devenant le représentant de PatientSupport pour votre pays (www.patientsupport.com et www.medical-accident.co.uk).

 

Dois-je faire faire une expertise médico-légale, et par qui?

Si vous en êtes convaincu, ou si la réponse à l'une ou plusieurs questions ci-dessus est affirmative, vous êtes en droit de demander une telle expertise. Avant de demander une expertise PatientProtect.com vous conseille, pour éviter de vous engager à de gros frais, de demander une rapide évaluation de votre cas et de vos chances d'avoir finalement raison. Voyez la page Victime d'une erreur médicale. N'hésitez pas à nous contacter. Mailto: patientprotect@bluewin.ch.

En 1990, le Dr. D. Schwander a publié un article intitulé "Recommandations aux experts et aux témoins" (Hôpital Suisse, 5: 39-44, 1990). Un tableau y résume le profil d'un bon expert.

Quelles questions dois-je poser à l'expert?

Les questions sont nombreuses. En général elles ont trait à:

  • Qualité du dossier médical?

  • Qualité et titres des médecins et des infirmières impliqués?

  • Information et consentement éclairé du patient?

  • Prise en charge du patient?

  • Etat de santé du patient avant l'événement?

  • Etat de santé actuel, donc après l'événement?

  • Appréciation de l'évaluation du patient avant la prise en charge?

  • Appréciation de la prise en charge du patient?

  • Comment l'incident est-il survenu et comment a-t-il évolué?

  • Appréciation de la prise en charge lors de l'incident?
  • Le médecin responsable a-t-il pratiqué comme l'aurait fait un bon médecin, avant, pendant et après l'incident ?

  • Il y-a-t-il eu faute grave ou négligence?

  • La faute ou la négligence est-elle à l'origine de la complication, ou de l'atteinte à la santé?

  • Comment se partagent les responsabilités entre le médecin, la direction de l'hôpital, l'infirmière, etc..?

  • L'expert a-t-il d'autres remarques à faire à propos de ce cas.

Comment contacter le bureau d'expertises extrajudiciaires de l'association des médecins?

Ce bureau, pour la Suisse française, est à Lausanne. Il est placé sous la responsabilité de Madame Brigitte Mottet. En voici l'adresse:

Bureau d'expertise de la FMH

Case postale 64

1010 Lausanne

Tél: 021 652 16 74. Fax: 021 652 33 85

Pour la Suisse allemande et le Tessin:

FMH Gutachterstelle

Postfach 293

3000 Bern 16

Tel: 031 312 08. Fax: 031 311 99 81

Puis-je faire confiance à l'expert de ce bureau d'expertises extrajudiciaires?

Si l'expertise correspond aux normes, par exemple, celles décrites dans l'article du Dr. D. Schwander, cité ci-dessus (Hôpital suisse, 5: 39-44, 1990), et à celles du règlement de ce bureau d'expertises exrajudiciaires de la FMH, oui.

La note d'honoraires de mon médecin est-elle correcte?

Faites évaluer cette note d'honoraires par le médecin conseil de votre assurance. Si vous n'êtes pas satisfait par sa réponse, envoyer cette facture, l'évaluation du médecin conseil de votre assurance et un calendrier des prestations et visites que vous avez eues, à PatientProtect.com. Mailto: patientprotect@bluewin.ch.

La facture de mon hôpital n'est-elle pas exagérée?

Faites évaluer cette facture par le médecin conseil de votre assurance. Si vous n'êtes pas satisfait par sa réponse, envoyer cette facture, l'évaluation du médecin conseil de votre assurance, des précisions sur votre type d'assurance, et un calendrier des jours d'hospitalisation, des prestations et des visites que vous avez eues, à PatientProtect.com. Mailto: patientprotect@bluewin.ch.

Combien coûtent vraiment mes médicaments?

Consultez le site d'Interpharma: www.sl-preise.ch. Il est possible d'y consulter le prix de production des médicaments et le prix de vente au public tel que fixé par l'OFAS.

Vous pouvez aussi consulter le site www.documed.ch, le site www.medwin.ch ou encore le site de l'OFAS www.ofas.admin.ch. Vous trouverez sur ces trois derniers sites le prix public maximum pour les médicaments ne figurant pas sur la liste des spécialités LS de l'OFAS et le prix public recommandé, TVA comprise, des médicaments de cette liste LS, c'est-à-dire des médicaments qui sont remboursés obligatoirement par l'assurance maladie obligatoire.

Je suis un traitement médicamenteux chronique (pour le coeur etc... ). Quels sont les moyens de diminuer le coût de mes médicaments, sans nuire à l'efficacité de mon traitement?

1. Ne prenez que les médicaments dont vous avez vraiment besoin et à la dose juste efficace. Les médicaments ne sont pas toujours nécessaire. Par contre croire en sa guérison est toujours nécessaire!

2. Si vous prenez quatre médicaments ensemble ou d'avantage, demandez à votre médecin de contrôler les interférences ou interactions entre ces quatre médicaments ou d'avantage. Peut-être que vous en prenez déjà un de trop qui vous intoxique.

3. Dites clairement à votre médecin à combien s'élèvent vos dépenses mensuelles pour tous vos médicaments. Demandez-lui si il ne peut pas vous proposer une alternative thérapeutique moins onéreuse.

Si dans votre région cela existe, allez chez un médecin dit "pro-pharmacie". Il vous remettra lui-même les médicaments prescrits, ce qui d'une part vous coûtera moins cher et d'autre part sera l'occasion pour vous d'ouvrir un dialogue ouvert sur vos dépenses en médicaments.

4. Casser les comprimés en deux. Le prix que vous payez pour beaucoup des médicaments que vous achetez en pharmacie dépend avant tout du nombre de tablettes dans l'emballage prescrit non pas du dosage de chaque tablette dans l'emballage. Si votre médecin dit que vous pouvez couper une tablette en deux (ou prendre deux fois moins souvent une tablette deux fois plus forte ce qui revient au même), alors achetez un dosage double.

Par exemple un traitement annuel avec 350 tablettes à 20 mg d'un antihypertenseur (c'est-à-dire un médicament pour traiter la pression artérielle trop élevée), peut coûter 1000 CHF à l'achat chez le pharmacien alors que 175 tablettes à 40 mg du même médicament ne peuvent vous coûter que 500 CHF. Il vous suffit de casser ces 175 tablettes à 40 mg en deux pour disposer de 350 demi-tablettes de 20 mg et économiser 500 CHF.

5. Cherchez un médicament générique, ce qui est souvent bien moins cher. Mais ne sacrifiez pas la qualité pour faire des économies. Il y a générique et générique. Documentez-vous sur les génériques disponibles (www.mepha.ch, www.basan.ch et www.pro-generiques.ch) et sur les coûts des médicaments (www.sl-preise.ch, www.medwin.ch, www.documed.ch, www.ofas.admin.ch).

6. Demandez à votre médecin s'il n'a pas des échantillons gratuits à vous donner pour commencer votre traitement. Les industries pharmaceutiques distribuent aux médecins chaque années des millions d'échantillons pour leurs patients. A vous donc d'en profiter.

7. Faites votre marché. Faites le tour des pharmacies. Il en est de même que pour les vendeurs de pneus. Il y a des pharmaciens plus chers que d'autres.

8. Achetez de gros emballages et demandez même un rabais de quantité ou de bon client.

9. Payez directement vos médicaments à votre pharmacien, puis faites-les-vous rembourser par votre assurance et surtout ne demandez pas de conseils au pharmacien ou à son aide en pharmacie. Vous éviterez ainsi de payer une taxe de conseil et une taxe d'ouverture de dossier. Pourquoi demander conseil au livreur ou au vendeur après avoir pris avec votre médecin la décision médicale de prendre tel ou tel médicament?

10. Si vous avez une carte type carte de crédit de votre assurance, présentez-là au pharmacien. Il pourra alors facturer vos médicaments directement à votre assurance, cela sans ouvrir de dossier. Conservez les reçus de la pharmacie et, à l'occasion, envoyez-les à votre assurance avec les factures des honoraires de votre médecin.

11. Ne laissez jamais votre prescription de votre médecin au pharmacien si ce dernier ne vous a pas remis tous les emballages figurant sur la prescription de votre médecin. Il y a des pharmaciens indélicats qui s'empressent de facturer, à votre insu, à votre assurance, les emballages qu'ils ne vous ont pas remis!

12. Achetez vos vitamines etc... dans un supermarché comme la Migros ou la Coop.

13. Chaque fois que possible, achetez vos médicaments à l'étranger (en comparant le prix, le dosage, le nombre de comprimés etc... et le fabriquant). Mais savez-vous que, en Suisse, il est soit disant interdit aux assureurs-maladie, sauf cas d'urgence, de rembourser par l'assurance de base des médicaments qui ont été achetés à l'étranger. Cette protection du marché contrevient à la règle de la concurrence; alors ne vous laisser pas faire..

14. Et pour terminer exigez de vos représentants politiques que la Suisse autorise les importations paralèlles de médicaments, généralise la "pro-pharmacie" chez tous les médecins. libéralise beaucoup plus le marché des médicaments que l'on peut acheter sans prescription médicale (OTC ou "over the counter), donc librement. Il est temps de traiter le patient du XXI siècle comme un consommateur libre, qui a le droit de dépenser son argent comme il le veut parce qu'il est assez mûr, sait s'informer et sait faire la part des choses dans le jeu de l'argumentation publicitaire.

Quelles questions puis-je poser au médecin qui me prescrit un médicament?

Ce médicament traitera-t-il mon problème de santé?

Ce médicament masquera-t-il mon problème santé?

Ce médicament aidera-t-il mon problème santé?

Ce médicament me créera-t-il de nouveaux problèmes de santé?

Quels sont les effets secondaires de ce médicament?

Comment est-ce que je pourrai différencier ces effets secondaires de ce médicaments des signes et symptômes de ma maladie?

Quels sont les effets toxiques à long terme de ce médicament?

Ce médicament a-t-il des interactions ou des interférences avec les autres médicaments que je prends ou que je risque de prendre?

Une injection intra-veineuse est-elle dangereuse?

Oui parce qu'une injection intra-veineuse sur 2 s'accompagne d'une faute des infirmières!


Dans une étude anglaise (Taxis K. et al: Ethnographic study of incidence and severity of intravenous drug errors. Br. Med. J. 326: 684-687. 2003), une pharmacologue expérimentée a accompagné dans leur travail, 113 infirmières et un médecin dans un hôpital universitaire et un hôpital général. Au cours de cette surveillance, 1042 injections intraveineuses médicamenteuses ont été pratiquées sur 106 malades.Dans 49 % de ces injections une erreur au moins a été constatée !

Ces 249 fautes ont été classées en fonction de leur gravité potentielle. Trois ont été considérées comme graves, c'est à dire pouvant entraîner des conséquences allant jusqu'au décès, 126 comme de gravité modérée, et 83 d'importance mineure.


Ces fautes sont survenues soit dans la phase de compréhension de la prescription (3 % des injections), dans la préparation de l'injection (14 % des cas) ou lors de l'injection (36 % des procédures), plusieurs erreurs pouvant être relevées pour un même malade! Lors de l'injection proprement dite, les erreurs les plus fréquentes ont été constatées pour les prescriptions en bolus (73 % de non respect de la durée d'injection !), aucune faute n'ayant été observée dans les perfusions intra-veineuses. Les trois fautes potentiellement très graves sont survenues lors de la phase de préparation (mauvais solvant ou dose erronée).

La prescription de médicaments par voie intra-veineuse, considérée en milieu hospitalier comme un acte banal, n'est pas dénuée de risque. Pour diminuer la fréquence fort élevée de ces incidents, et de ces accidents potentiellement graves, plusieurs mesures sont proposées par K Taxis et coll.:
-formation complémentaires des infirmières aux procédures d'injection en particulier en urgence
-préparation centralisée à la pharmacie centrale des traitements complexes, notamment des chimiothérapies anti-cancéreuses
-utilisation systématique de pompes pour les injections en bolus

En outre pour limiter les injections intra-veineuses au strict minimum, prise de conscience par les médecins prescripteurs des risques liés à ces injections.

Puis-je, ou dois-je, changer d'assurance maladie et accidents?

Si vous n'êtes pas satisfait des prestations de votre assurance, faites-vous faire des offres par des assurances concurrentes. Actuellement, le Dr. D. Schwander hésiterait entre l'EGK-caisse de Santé à Laufon (www.egk.ch) et Accorda à Fribourg (www.accorda.com). L'Accorda est, semble-t-il, la seule caisse suisse qui publie ses comptes! Si vous achetez une action de cette assurance, vous bénéficierez d'un rabais sur vos primes et vous aurez une voix pour contrôler son fonctionnement et ses comptes. C'est là un argument de poids.

Quelles sont les différences entre une assurance maladie et un "réseau" ou "plan de santé"?

Il y a une grande différence entre une vraie assurance maladie et un "plan de santé", quoique les termes soient fréquemment employés l'un pour l'autre. La meilleure manière de comprendre l'assurance maladie est de penser à votre assurance-voiture. Vous payez une prime d'assurance avec une franchise. Si votre voiture a un dommage majeur, vous payez cette franchise déductible de la facture de réparation, et l'assureur paye le reste. Vous ne vous attendez pas à ce que votre compagnie d'assurance-voiture paye l'entretien courant, le tunnel de lavage, le service annuel et les dommages mineurs comme les vidanges d'huile du moteur ou remplacer des lames d'essuie-glace, pas plus que vous vous attendriez à ce que votre compagnie d'assurance fasse elle-même les réparations de votre voiture.

En revanche, un "plan de santé" agit à la fois en tant que compagnie d'assurance et en tant que mécanicien. Appelé aussi "managed care" ou soins intégrés ou HMO, un tel "plan de santé" payé par anticipation combine une assurance médicale et un système de prise en charge médicale. Un tel plan fournit l'assurance et les soins.

De plus en plus, de tels "plans de santé" essayent en fait de sortir de l'activité centrale de toute assurance: assumer financièrement et administrativement la couverture des assurés qui les paient. Non contents de dépenser des milliards pour se payer et couvrir leurs frais administratifs et de publicité exorbitants, ils veulent encore usurper le rôle des médecins en leur dictant leur façon de faire dans le domaine médical dont ils ignorent tout.

Qu'est-ce qu'un HMO?

L' HMO est l'exemple le plus restrictif des "plans de santé". Un HMO fournit des soins médicaux "tous risques" pour des primes mensuelles payées à l'avance. Les services sont fournis par un groupe spécifique de médecins qui reçoivent un paiement fixe et mensuel pour chaque "client", indépendamment des services donnés ou non donnés. Les "clients" ne peuvent s'adresser qu'aux médecins, hôpitaux, et autres fournisseurs approuvés par le dit HMO.

Voici comment cela fonctionne: vous choisissez un médecin de premier recours dans une liste fournie par le HMO. Ce médecin de premier recours devient alors votre portier aux soins ("gatekeeper") et décide de vos examens, de vos procédures, de vous envoyer ou non chez un médecin spécialiste ou de vous admettre ou non dans un hôpital et lequel. À première vue, contracter un HMO peut paraître une bonne manière d'économiser son argent. Mais dans beaucoup de cas, vous échangez une petite économie de prime contre une forte diminution de la qualité et de la sécurité des soins et surtout, ce qui est des plus importants, contre la perte de pouvoir choisir vous-même.

Voici certains aspects à prendre en ligne de compte avant de signer un contrat HMO:

Habituellement c'est un comité du HMO et non pas votre médecin qui approuve votre traitement médical. Ce comité peut se composer d'un comptable, d'un administrateur du HMO, et d'un médecin employé par le HMO. Pire, ce comité peut ne se rencontrer qu'une fois par mois!

Les HMO et leurs médecins font plus d'argent en vous donnant moins de soins. Ils obtiennent votre paiement à l'avance, puis ils essayent alors de se le garder d'une part en pratiquant le rationnement de vos soins et d'autre part en retardant vos soins.

Vous n'avez plus aucune garantie que vous pouvez consulter le médecin de votre choix. Votre HMO peut vous empêcher de voir le médecin de premier recours ou le médecin spécialiste de votre choix, s'il ne figure pas dans la liste de leur réseau.

Votre médecin peut être jeté dehors du HMO ou ne plus être choisi pour le réseau du HMO parce qu'il dépense trop pour vos soins. Et beaucoup de HMO n'ont même pas l'obligation de donner une raison ou de se justifier.

Beaucoup de médecins de HMO sont récompensés en fin d'année par une prime de rentabilité pour leurs efforts à économiser sur les soins de leurs patients. Cette prime est prise sur les coûts d'envois aux médecins spécialistes, les examens paracliniques et les hospitalisations.

Beaucoup d'HMO imposent des règles qui bâillonent votre médecin et l'empêchent de vous dire la vérité au sujet du "réseau de santé" ou même leur interdisent de vous orienter au sujet des procédures diagnostiques et thérapeutiques qui existent pour vous, mais qui ne sont pas couvertes par le HMO.

Si vous considérez d'adhérer à un HMO, voici quelques questions à poser avant de signer le contrat:

Les médecins de premier recours ou "gatekeeper" obtiennent-ils plus d'argent s'ils refusent d'envoyer des patients chez un médecin spécialiste, s'ils ne demandent pas certains examens pour des patients et s'ils n'hospitalisent pas des patients?

Quelles sont les incitations et les primes d'encouragement pour les médecins qui existent dans ce "plan de soins"?

Quel pourcentage de la prime mensuelle que vous versez au "plan de soins" va réellement aux médecins?

Quel pourcentage de la prime que vous versez au "plan de soins" va réellement à l'hôpital?

Quel est le pourcentage de la pratique clinique à son cabinet de votre médecin de premier recours consacré à ce "plan de soins"?

Combien d'argent de votre prime mensuelle votre médecin de premier recours reçoit-il réellement chaque mois?

Quel pourcentage du revenu de votre médecin de premier recours provient-il de ce "plan de soins"?

Les médecins de premier recours de ce "plan de santé" reçoivent-il du dit plan en fin d'année des bonifications, s'ils diminuent les coûts en particulier s'ils se restreignent pour envoyer leurs patients aux médecins spécialistes et/ou à l'hôpital?

Le contrat entre ce "plan de santé" et votre médecin de premier recours peut-il être dénoncé par le dit plan, par exemple si ce dernier estime que votre médecin utilise trop les services du "plan de santé" et/ou est trop coûteux?

Votre "plan de santé" comprend-t-il des exclusions dites expérimentales ou d'investigation et peut-on vous expliquer ce que de telles exclusions signifient?

Quelles sont actuellement les procédures le plus fréquemment demandées et refusées par votre "plan de santé" sur la base de telles exclusions dites expérimentale ou d'investigation ou par suite d'exclusions dites médicalement non-nécessaires ?

 

Me conseillez-vous de changer mon assurance pour un "plan de santé"?

Il ne faut pas se bercer de l'illusion que les citoyens-contribuables-assurés-patients vont faire des économies avec les HMO et autres systèmes de soins intégrés dénommés aussi "réseaux de santé", "plans de santé" ou "réseaux de médecins". Ces systèmes sont vicieux et ne peuvent que coûter finalement plus en particulier en défauts de qualité et en bureaucratie. Pourquoi vicieux? Parce que dans de tels systèmes les médecins n'ont pas qu'un seul maître, le patient, mais un deuxième, leur employeur. Tout médecin sait fort bien qu'il n'est pas partie prenante dans le contrat qui lie l'assuré et l'assureur et dont il n'est pas cosignataire. En fait le médecin ne doit et ne peut avoir qu'un seul maître: son patient. Nul ne peut servir deux maîtres, surtout pas un médecin. Un vieux proverbe de Bourrignon dans le Jura suisse le rappelle fort bien: celui qui sert deux maîtres en trompe un, bien souvent les deux.(Stuk sêy dou métr an tronp un, bïn svan lé dou). Et c'est tristement vrai, de plus en plus de médecins trompent leurs patients et les assureurs!

L'acceptation de la présence d'un tiers tout-puissant dans la relation patient-médecin est le privilège du seul vétérinaire. Seulement dans cette situation précise, l'animal est propriété de son maître, lui-même patron du vétérinaire. Les médecins doivent rester des partenaires indépendants dans les soins pour leur patient. Leur devoir envers leur patient est prioritaire. Ils travaillent pour le bien du patient, pas pour celui du gouvernement, d'une compagnie d'assurance, ou d'un bureaucrate d'un "plan de santé".

En conclusion, il est certainement préférable de faire un contrat avec une vraie assurance-maladie et, pour diminuer la prime, de prendre une grande franchise. De cette manière, c'est vous le patient qui décidez de vos choix. Mieux vaut payer pour pouvoir choisir soi-même, que payer pour donner des primes aux administateurs et aux médecins d'un "plan de santé"!

Suis-je en assez bonne santé, pour affronter cette opération et cette anesthésie? Quels en sont les risques?

Vous avez bien raison de vous préoccuper de cela. Pour l'opération, parlez à votre chirurgien. Pour l'anesthésie, parlez à votre médecin anesthésiste. Si vous n'êtes pas satisfait des réponses de votre chirurgien, ou de votre médecin anesthésiste etc... n'hésitez pas à demander un deuxième avis à un deuxième médecin spécialiste de votre choix.

Vous pouvez également consulter le Dr. D. Schwander. Il est médecin spécialiste en anesthésiologie et en médecine intensive. Mailto: patientprotect@bluewin.ch.

Que dois-je faire pour diminuer mes facteurs de risque?

Prenez soin de votre précieux et unique petit corps. Voyez la page Prenez soin de vous.

En tant que patient, confronté à la nécessité d'être anesthésié et opéré, vous qui êtes médecin anesthésiste, Dr. Schwander, qu'attendez-vous de votre médecin anesthésiste et de ses infirmiers(ères) anesthésistes ?

Je désirerais que:

  • Mon médecin anesthésiste et ses infirmiers (ères) anesthésistes soient compétents.
  • Mon médecin anesthésiste et ses infirmiers (ères) anesthésistes soient vigilants.
  • Mon médecin anesthésiste ait une grande conscience professionnelle et une grande probité.
  • Mon médecin anesthésiste, mon chirurgien et leurs infirmières travaillent réellement en équipe.
  • Mon médecin anesthésiste et ses infirmiers (ères) anesthésistes soient équipés de bons instruments de travail.
  • Mon médecin anesthésiste et ses infirmiers(ères) anesthésistes soient économes.
  • Mon médecin anesthésiste m'informe correctement afin que je sois vraiment codécisionnaire.
  • Mon médecin anesthésiste n'ai qu'un seul maître, moi le patient.

 

J'ai appris que la doctrine juridique suisse fait obligation aux médecins d'informer les patients en deux temps. Pour ma dernière opération, mon chirurgien l'a fait, même en trois occasions. Mais le médecin anesthésiste m'a juste vu une fois, la veille de l'opération. Je n'ai même pas pu lui poser de questions. Est-ce correct?

Vous avez entièrement raison.

En octobre 1994, dans une lettre de trois pages, la Fédération des médecins suisses (FMH) a rappelé aux médecins en quoi consistait leur devoir d'informer les patients. En novembre 1997, la Société suisse d'anesthésiologie et de réanimation (SSAR)(www.SGAR-SSAR.ch) a envoyé aux médecins anesthésistes des recommandations concernant l'information et le consentement éclairé du patient.

Dans ses recommandations il est bien précisé:

  • Que le patient doit être informé des dispositions et mesures prévues pour son anesthésie, ainsi que des risques qui peuvent en découler.
  • Que le patient doit donner son accord.
  • Qu'il doit donc être codécisionnaire (décision partagée). La décision finale est prise en commun par le médecin et son patient qui endossent tous deux une part de responsabilité.
  • Que l'information pertinente doit être faite en deux étapes. Ainsi seulement le patient dispose de suffisamment de temps pour comprendre, réfléchir, se renseigner, choisir parmi les alternatives et décider.

Pour la première étape de l'information, la Commission pour les recommandations professionnelles de la SSAR a élaboré un modèle de notice d'information destinée au patient, que vous devriez, et que j'aimerais aussi, en tant que patient, recevoir et lire tranquillement.

Selon la SSAR, une telle notice doit contenir:

  • Bref commentaire sur les techniques d'anesthésie et sur leurs risques propres.
  • Renseignements plus détaillés et plus spécifiques sur les dispositions et mesures prévues, ainsi que sur la phase postopératoire.
  • Règles de conduite à suivre par le patient avant et après l'anesthésie.
  • Une remarque attirant l'attention du patient sur la possibilité qui lui est offerte de poser les questions qu'il désire au médecin anesthésiste, lors de l'entretien qui suivra.

La deuxième étape de l'information a lieu lors de la visite préanesthésique du patient par le médecin anesthésiste. Les points principaux qui doivent être abordés pendant cette information sont:

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